Il faut imaginer des solutions pour décourager l'éloignement d'un centre-ville
Dans le cadre de « Mémoires et commentaires écrits »
Accéder au projet

Il faut imaginer des solutions pour décourager l'éloignement d'un centre-ville comme un tarif annuel, ajouté au coût du permis de conduire, lequel tarif est proportionnel à cet éloignement.
L'étalement urbain entraîne des investissements massifs en fonds publics pour l’ajout et le maintien à long terme de nouvelles infrastructures : routes, aqueducs, égouts, casernes, bibliothèques, écoles ou cliniques.
Ce type de croissance urbaine, où les infrastructures sont soutenues par un plus petit nombre de personnes, hypothèque les ressources des citoyennes et citoyens ainsi que les finances de la région et de la province.
Commentaires(1)
Il n'est pas possible de commenter car ce projet n'est pas actif actuellement.
Des commentaires ont été chargés dans l'ordre suivant : Plus récents.
Profil de Francis Lapierre
Publié par:Francis Lapierre
il y a 4 ans
Il faudrait commencer par abolir les subventions actuelles à l'étalement urbain.
https://plus.lapresse.ca/screens/4285a93b-049f-48f3-a0bb-4e80ea41e514__7C___0.html?utm_content=email&utm_source=lpp&utm_medium=referral&utm_campaign=internal+share
Le début de l'article se lit comme suit :
DENSIFIER POUR ARRÊTER L’ÉTALEMENT URBAIN ?
LUC C. GAGNON
CONSULTANT EN TRANSPORT ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Depuis longtemps, des institutions insistent sur le fait que l’étalement urbain multiplie les besoins en infrastructures publiques et rend les ménages dépendants de plusieurs automobiles. De plus, des politiciens ou écologistes reconnaissent maintenant que la réduction de l’étalement urbain est essentielle à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Par contre, les solutions préconisées semblent relever de la pensée magique : il suffirait de construire des bâtiments de moyenne et haute densité, un peu n’importe où, pour arrêter l’étalement et réduire l’usage de l’automobile. Cette approche est vouée à l’échec, car elle ne tient pas compte des causes profondes de l’étalement. En voici quelques-unes :
– De nombreuses études ont montré que l’étalement urbain était fortement subventionné (notamment Cahiers du GRIDD-HEC). Au Québec, en tenant compte des coûts des routes, des stationnements publics, de la pollution et des services policiers consacrés aux routes, la subvention nette est d’environ 4000 $ par véhicule par année (pour 15 000 km/an en 2020). Si on applique cette moyenne à un ménage de banlieue lointaine, avec deux ou trois véhicules effectuant un total de 60 000 km par an, la subvention transport est de l’ordre de 16 000 $ par année par ménage. À l’opposé, un ménage urbain reçoit une subvention minime ; il paie donc des impôts qui servent à soutenir ceux qui font l’étalement urbain ;
– Ce bilan ne tient pas compte du fait que l’étalement exige souvent de nouvelles écoles et de nouvelles usines de filtration et d’épuration. En payant pour ces équipements, le gouvernement provincial subventionne l’étalement urbain ;
– La fiscalité municipale, basée sur les taxes foncières, a également un parti pris pour la faible densité. Si on compare un bloc de 40 condos avec 40 maisons unifamiliales, on peut facilement démontrer que chaque condo, par unité, exige 10 fois moins de rues, trottoirs, aqueducs, égouts, éclairage et déneigement publics. Malgré cela, le propriétaire d’un condo paie des taxes foncières semblables à celles des maisons unifamiliales. Une grande proportion de ses taxes permettent donc de donner des services à la faible densité.
Il ne s’agit pas d’accuser les citoyens qui ont choisi la banlieue. Au contraire, ce bilan montre que le choix de la banlieue est un choix rationnel, compte tenu de toutes les subventions.
Partager
Publié par
Statut actuel
soumise
