Mémoire de TC Transcontinental
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TC Transcontinental souhaite soulever ses inquiétudes au sujet de la mesure 3 souhaitant encadrer la distribution d’imprimés publicitaires.
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Profil de Charles Montpetit
Publié par:Charles Montpetit
il y a 4 ans
1) TC affirme qu’un de ses mémoires «expliquait en quoi le changement de modèle de distribution serait complexe [et] prohibitif», mais la seule différence entre l’opt-in et l’opt-out est que les camelots vont rechercher les logos verts au lieu d’éviter les logos rouges. Ce n’est ni plus complexe, ni plus coûteux.
2) Même si un règlement municipal ne cible pas les Postes, les facteurs respectent quand même les autocollants de refus (http://bit.ly/postesSansPub). Il en ira sans doute de même avec le système des pictogrammes d’autorisation.
3) Selon TC, sous un régime opt-in, TOUS les annonceurs migreront du publisac à la poste, et ça «ne permettrait pas […] la réduction à la source». Mais ce n’est pas prouvé, vu qu’une livraison par facteur coûte plus cher que par camelot. D’ailleurs, même si quelques annonceurs font la transition, ils n’utiliseront plus de sacs de plastique, car leurs circulaires seront déposées dans les boîtes à lettres et non accrochées aux clôtures. C’est déjà un gain énorme.
4) Pour croire que l’opt-out «fonctionne très bien», il faut ignorer 30000 infractions (http://bit.ly/30000infractions) survenues dans ±0,4 km² — un échantillon couvrant une infime partie de la province). D’autre part, si chaque personne non intéressée doit afficher un refus, ce n’est PAS une «réduction à la source»: c’est un (petit) filtre en fin de parcours, que peu de gens utilisent.
5) Bien des circulaires ne sont ni imprimées sur papier ni livrées en porte-à-porte: on ne peut donc pas conclure que ce sont les publisacs physiques qui font «économiser jusqu’à 1500$ par année». En plus, «jusqu’à» est un terme vague et la source citée est floue — on ne sait pas si, pour atteindre ce montant, il faut acheter TOUS les produits en solde, même si on n’en a pas besoin.
6) Le calcul des «économies» imputées au publisac évacue bien des frais cachés. TC dit qu’on passe 27 minutes par semaine à éplucher un sac, alors à 15,25$ l’heure, cela équivaut à 356,85$ par an. C’est sans compter l’essence et le temps requis pour sauter d’un commerce à l’autre, plus le coût des dégâts que l’opt-out inflige à l’environnement!
7) TC n’est pas l’«allié» de la presse, mais un rival qui a accaparé les circulaires (jadis insérées dans les journaux) et qui s’est débarrassé de 203 hebdos (http://bit.ly/journaux1). De plus, Publisac ne distribue pas nécessairement un périodique pour «3 à 5 fois» moins cher qu'ailleurs: certains journaux dépensent DEUX FOIS MOINS pour rejoindre leur public sans passer par le sac (http://bit.ly/journaux2). D’ailleurs, bien des hebdos ont fui le publisac, préférant la distribution par points de dépôt (https://bit.ly/journaux3-4).
8) En disant «prôner la collaboration», TC veut en fait être seule à gérer des plaintes du public, ce qui lui permet très souvent de balayer les protestations sous le tapis(on ne peut espérer qu’un contrevenant s’auto-règlemente). À preuve: en 45 ans, l’entreprise n’a pas réduit ses infractions. Et est-ce qu’elle collabore avec les villes quand elle les poursuit en justice?
