Mémoire présenté par les Mères au front Rivière-des-Mille-Îles
Dans le cadre de « Mémoires et commentaires écrits - PPMADR »
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Nous présentons ce mémoire pour notre groupe de Mères au front Rivière-des-Mille-Îles. Mères au front est un organisme à but non lucratif décentralisé qui compte plusieurs regroupements régionaux, de mères, de grands-mères et même d'arrière-grands-mères, ainsi que d'allié·es, qui se sont donné la mission de protéger nos enfants et la vie sur Terre face à l’urgence climatique. Notre groupe local inclut des membres représentants les villes de Rosemère, Blainville, Sainte-Thérèse, Boisbriand, Saint-Eustache, Deux-Montagnes, Saint-Marthe-sur-le-Lac, Saint-Joseph-du-Lac et Oka.
Cette consultation de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui se penche sur la révision du PPMADR en vertu de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme (LAU), nous intéresse parce que notre façon de vivre, de s’organiser, de se déplacer, de se nourrir, de se loger et de se divertir présentent des risques de plus en plus grands pour le futur de la vie sur Terre. Nous sommes heureuses de collaborer à la réflexion de la CMM dans son désir de faire l'état des lieux et de faire le portrait de ce qui se dessine pour les années à venir.
Nous tenons à souligner la présence de la Chaise des Générations autour de la table du conseil des élus de la CMM. Nous espérons qu'elle a jusqu'à présent, et qu'elle continuera à l'avenir de jouer son rôle, celui de rappeler aux élu·es que le monde dans lequel vivront nos enfants est déterminé par les décisions prises aujourd'hui.
Nous sommes globalement d'accord avec les objectifs généraux du PPMADR en ce qui concerne:
● la réduction des émissions de CO2 ;
● l'augmentation des transports publics et des itinéraires de transport actif ;
● l'augmentation significative du nombre de logements sociaux et abordables ;
● la création d'environnements de vie complets ;
● la priorisation de la densification sur des sites déjà minéralisés, comme les grands parcs de stationnement ;
● l’atteinte de l'objectif de protection de 30 % du Grand Montréal en tant que territoire naturel, y compris la restauration écologique des espaces vert dégradé ; et
● l’adoption de la recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) selon laquelle chaque maison doit pouvoir voir 3 arbres, avoir un couvert végétal de 30 % et ne pas se trouver à plus de 300 mètres d'un parc (3-30-300).
Par contre, il y a un certain nombre de domaines dans lesquels nous aimerions que la CMM aille plus loin.
Concernant la réduction des GES et la résilience climatique, il n’est pas scientifiquement possible pour le Grand Montréal de devenir suffisamment résilient aux effets des changements climatiques si l’industrie mondiale des combustibles fossiles continue sa production au même rythme.
La CMM devrait exiger du gouvernement fédéral du Canada qu’il cesse toute production de combustibles fossiles d’ici 5 ans. La CMM devrait suivre l’exemple de l’État de Californie aux États-Unis et poursuivre les entreprises de combustibles fossiles pour le coût des dommages que les changements climatiques ont déjà causés, causera dans les années à venir et le coût de l’adaptation aux effets des changements climatiques.
Les municipalités de la CMM devraient interdire l’installation de gaz naturel dans les maisons et éliminer progressivement tout chauffage au mazout dès que possible.
