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Déficit de 1200 places au secondaire, Candiac propose une solution viable

Dans le cadre de « Mémoires et commentaires écrits - PPMADR »

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Face aux récents retards annoncés par le ministre de l’Éducation dans la construction d’écoles, la situation à Candiac et dans les municipalités voisines est alarmante. En effet, plus de 1200 places manquent pour les élèves du secondaire. Pourtant, depuis deux ans, la Ville de Candiac, soutenue par la MRC de Roussillon, soumet sans succès aux autorités compétentes une solution viable et rapide : l’implantation d’une école secondaire sur une parcelle de terrain agricole rendue inexploitable à la suite de la construction de l’autoroute 30. Le choix de ce terrain pourrait éviter des dépenses de plusieurs millions de dollars, tant pour le ministère de l’Éducation que pour les citoyens.

Bien que cette parcelle soit en zone agricole, elle est irrécupérable pour des fins agricoles depuis la construction en 2009 de l’autoroute 30, notamment en raison de son enclavement qui la rend inaccessible et du mauvais drainage des sols causé par ladite construction. D’ailleurs, le rapport du BAPE (rapport 218) concernant le projet de parachèvement de l’autoroute 30 reconnait que la vocation agricole de cette parcelle devenue isolée n’est pas assurée à long terme, puisqu’il est difficile d’y garantir un usage agricole dans le futur. La parcelle se trouve maintenant dans un secteur résidentiel. Le boulevard Jean-Leman qui la longe fait office de séparation entre le périmètre urbain et le périmètre agricole. Il semble logique que l’autoroute découpe ces deux périmètres.

La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) tiendra une audience le 5 novembre prochain. Si la demande d’exclusion de Candiac est refusée, la décision sera irrévocable et la construction d’une école deviendra impossible. Or, le Conseil des ministres a le pouvoir exécutif d'adopter un décret permettant la construction d’une école, et ce, malgré l’opposition d'organismes comme la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et la CPTAQ. 

« Actuellement, nous payons cher pour une erreur du passé qui aurait dû être corrigée à l'époque. Les élèves sont pénalisés par un cas insolite et hors du commun qui peut facilement être résorbé. La CMM, la CPTAQ ainsi que le Conseil des ministres, par décret, peuvent rétablir la situation pour répondre aux besoins urgents en infrastructures scolaires », soutient le maire de la Ville de Candiac, Normand Dyotte.

Sur son site web, Candiac invite la population à se mobiliser en écrivant au ministre de l'Éducation.

Une équation trop compliquée pour la Communauté métropolitaine de Montréal ?

Pour donner suite au mémoire étoffé, soumis par Candiac, la CMM a eu l'opportunité de corriger cette erreur. Avec la révision du Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) prévue en juin 2025, elle peut inclure cette parcelle à l’intérieur du périmètre urbain situé à quelques mètres. Cependant, malgré les ajustements proposés dans la nouvelle mouture du PMAD, la CMM refuse catégoriquement de le faire, perpétuant ainsi une situation inadaptée qui ne reflète plus la réalité du territoire. En outre, par sa décision, elle fait fi du rapport du BAPE et de la fracture créée par l'autoroute 30. Il est toutefois important de souligner qu'il n'est pas trop tard pour que la CMM inclue le terrain dans le périmètre urbain du PMAD.

La demande de la Ville déposée à la CMM comprend notamment un argumentaire expliquant que le terrain se trouve littéralement dans un Transit-oriented Development (TOD de la gare) de 4 000 unités de logement. Ce TOD constitue d’ailleurs l’un des quelques projets novateurs de démonstration retenus par la CMM pour mettre en application les principes de développement durable au cœur du PMAD. En outre, la parcelle est proche de grands axes routiers et des infrastructures de transport collectif, ce qui cadre avec les objectifs de densification et de mobilité du PMAD ainsi qu’avec les orientations gouvernementales en aménagement du territoire (OGAT).

Pourquoi ce site plutôt qu’un autre ?

Le Centre de services scolaire des Grandes-Seigneuries (CSSDGS) a besoin d'un terrain d'au moins 36 500 m² pour construire une nouvelle école secondaire, idéalement 45 000 m² pour tenir compte de la forme et de l'accès au site. La superficie de la parcelle proposée par la Ville est de 50 000 m². Situé dans un TOD, à proximité des grands axes routiers et des infrastructures de transport collectif, ce terrain constitue un choix évident pour un projet scolaire nécessitant un accès facile. De plus, ce choix est recommandé et privilégié par le CSSDGS. Fait intéressant, ce terrain accueillait autrefois une ancienne école de rang appartenant à la Paroisse de Saint-Philippe. Ceci étant dit, le Centre de services scolaire est déjà propriétaire d'une partie du terrain visée par la demande de Candiac.

Alors que d'autres terrains identifiés par les autorités compétentes sont confrontés à plusieurs obstacles (isolement, absence d’infrastructures, moratoires en vigueur, frais de décontamination, présence de la rainette faux-grillon, dépenses significatives pour l'expropriation d'un terrain privé, etc.), le terrain visé par la demande d’exclusion permettrait la mise en chantier rapide d'une école secondaire puisqu'il est déjà desservi par des infrastructures (aqueduc, égout, routes).

De plus, d'après les informations recueillies par la Ville, le ministère de l'Éducation envisagerait la construction de deux écoles, faute de site disponible à court terme pour accueillir 1 200 élèves. La proposition de Candiac permettrait de réaliser des économies de plusieurs millions de dollars en favorisant la construction d'une seule grande école.

Rappelons qu’en vertu de la Loi sur l’instruction publique, les municipalités doivent céder gratuitement des terrains aux centres de services scolaires pour construire des écoles. Cela peut représenter un fardeau financier important pour les municipalités, notamment lorsqu’elles ne possèdent pas déjà les terrains. Dans le cas présent, comme le terrain est inexploitable, la Ville a déjà échangé avec le propriétaire et elle pourrait en faire l’acquisition à moindre coût, ce qui constitue une saine gestion des deniers publics.  

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Commentaires(11)

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Des commentaires ont été chargés dans l'ordre suivant : Plus récents.
Le changement de zonage et le déboisement sont toujours les solutions rapides, faciles et abordables alors que la planification et la conservation devraient être privilégiées pour éviter d'autres ''erreurs''. Cette demande d'exclusion ne considère pas la valeur écologique de ce boisé et ses rôles de captation des polluants (émissions des véhicules, cimenterie Lafarge, quartier industriel...), ainsi que de barrière acoustique et visuelle qu'elle représente pour ce quartier. D'autres sites actuellement inutilisés et détenus par des spéculateurs devraient être priorisés et revitalisés avant de poursuivre la déforestation de la Montérégie. Le site actuellement en construction pour le centre de distribution BRP (à 2 km de là) est le parfait exemple d'un manque flagrant de collaboration et de cohérence urbanistique. Effectivement, il est difficile de garder espoir en les municipalités, la CMM et le ministère de l'environnement s'ils autorisent la construction d'un centre de distribution entre une école primaire, un quartier résidentiel et un site à haute valeur écologique et protégé par décret fédéral! La CMM a le devoir d'assurer un équilibre entre les objectifs locaux, régionaux et environnementaux. Cette demande d'exclusion ayant comme motifs la rapidité, la facilité et l'abordabilité ne fait qu'accentuer le réflexe d'étalement et crée un précédent pour les ''urgences'' futures.
    Je recommande à la CMM de ne pas appuyer le projet tel que présenté par la Ville de Candiac. Il existe des emplacement plus respectueux de l'environnement et de la santé publique pour l'établissement d'une école secondaire à Candiac. Tout d’abord, il importe de noter que la construction d’une école en bordure d’une autoroute aurait des conséquence importante sur la santé des élèves et des personnes qui y travaillent. La Santé publique rapporte que « Les gens qui vivent près d’une autoroute achalandée courent plus de risques de souffrir d’asthme, de bronchite chronique, de maladies cardiovasculaires ou d’un cancer du sein.» Les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées sont encore sensibles que le reste de la population à ces polluants. (https://www.protegez-vous.ca/nouvelles/maison-et-environnement/acheter-pres-autoroute-pensez-y-bien) Ensuite, dans le projet de Plan métropolitain d’aménagement et de développement révisé (PPMADR) de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), on apprend que les milieux naturels terrestres résiduels sur le territoire du Grand Montréal sont insuffisant pour atteindre l’objectif de 30% de conservation (engagement pris lors de la COP15). La rareté de ces milieux leur confère donc TOUS une valeur écologique importante. Le boisé que la Ville de Candiac propose de raser a une valeur écologique importante pour la protection de la biodiversité et pour la lutte et l’adaptation aux changement climatiques. De plus, ce boisé longe l’entrée principale (boulevard Jean-Leman) dans la nouvelle aire TOD de la Gare, offrant une unité paysagère exceptionnelle à ce quartier qui autrement serait complément encerclé par l’autoroute 30 et des terres agricoles en culture. Ce boisé sert aussi à absorber la pollution sonore et aérienne en provenance de l’autoroute et ainsi protéger la population du quartier de ces nuisances. Il est aussi très important de souligner que le projet d’école dans le boisé n’est pas conforme aux anciennes et nouvelles Orientations gouvernementales en aménagement du territoire. Celles-ci demandent d’orienter le développement dans les secteurs déjà bâtis pour réduire les coûts associés au projet et au maintien à long terme de nouvelles infrastructures. Les OGAT soulignent aussi que la densification (plutôt que l’étalement urbain) est essentielle pour protéger les terres agricoles et les milieux naturels (Orientation 2 des nouvelles OGAT). Le projet de PPMADR identifie même des espaces stratégiques de redéveloppement (ESR) qui permettent le développement dans le respect des terres agricoles et des milieux naturels et qui sont compatibles avec le développement d’un réseau de transport collectif et actif (Objectif 1.1). Pour la ville de Candiac, l’ESR identifié se situe dans l’espace commercial à proximité de la Gare (Costco, Bureau en gros, etc) qui comprend des vastes stationnements inutilisés et de nombreux espaces vacants. Le site serait idéal pour la construction d’une école secondaire. Le coût d’acquisition de terrains dans l’ESR est certes supérieur à l’option prônée par le maire Dyotte. Toutefois, les bénéfices pour la santé et l’environnement ne sont pas pris en compte par la Ville dans ce calcul. Les erreurs en aménagement du territoire ne sont pas facilement réversibles, une fois qu’une autoroute, qu’un quartier ou qu’une école sont construits au mauvais endroit, leur fracture dans le paysage y reste pour des centaines d’années et les conséquences vont bien au-delà d’un simple alignement de colonnes comptables. Ceci dit, je considère aussi que les municipalités ne devraient pas être responsables de payer pour fournir un terrain pour la construction d’une école. Cette facture devrait revenir au ministère de l’Éducation. J’encourage donc les municipalités à joindre leurs efforts et à de continuer à se mobiliser pour obtenir les gains qu’elles espèrent dans ce dossier.
    • 3 j'aime
    @Catherine Vallée Je suis tout à fait d’accord avec toi Catherine. Merci pour ton implication. Il reste de moins en moins d’arbre à Candiac il faut préserver ceux qui restent. La nature a besoin d’espace pour vivre.
    • 1 j'aime
    Nous recommandons de ne pas appuyer le projet tel que présenté par la Ville de Candiac. Bien que nous appuyions la construction d’une école secondaire, le plaidoyer de la Ville ne permet pas de prendre une décision éclairée quant aux impacts environnementaux d’un tel projet. La Ville de Candiac propose de raser environ 50,000 mètres carré de terrain boisé. Qu’en est-il de la valeur écologique de ce boisé? Ce terrain devrait-il plutôt être affecté à la conservation? La Ville fait complètement abstraction de la question et se contente de mentionner qu’il s’agit d’un terrain qui n’est plus propice à l’agriculture. Puisque la Ville « travaille d’arrache-pied depuis deux ans » sur ce projet, a-t-elle obtenue une évaluation de l’impact environnementale de la construction d’une école secondaire à cet endroit? Est-ce que la Ville a mandaté un expert pour recenser les espèces de la faune et la flore qui vivent dans ce milieu? Si la Ville de Candiac a complété sa diligence raisonnable, alors il serait opportun qu’elle communique ces documents et informations à la population et aux autorités compétentes afin qu’une décision soit prise en toute connaissance de cause. Dans le cas contraire, alors il est très préoccupant qu’une ville se lance tête baissée dans un projet dont elle ignore les impacts environnementaux.
    • 1 j'aime
    En réponse à une demande d’accès à l’information, la Ville de Candiac a confirmé n’avoir obtenue AUCUNE étude environnementale en lien avec le projet d'implantation d’école secondaire. La seule étude que la Ville a obtenue en lien avec cette parcelle de terrain date de 2005 et porte sur l’impact de la construction de l’autoroute 30 sur son usage agricole. Comment la Ville peut-elle demander à ses citoyens de l’appuyer dans un projet pour lequel elle n’a pas fait ses devoirs? Il semble donc plus facile pour la Ville de demander la destruction de 50,000 mètres carrés de forêt en se fermant délibérément les yeux et en tenant les citoyens dans l’obscurité plutôt que de chercher à prendre une décision éclairée.
    • 2 j'aime
    J’appuie la ville de Candiac dans sa démarche de construire une école secondaire à Candiac.
      Profil de Julie Douce
      Publié par:Julie Douce
      il y a 2 ans
      J'appuie la ville de Candiac dans sa démarche de construire une école secondaire. Merci à elle de se soucier de nos jeunes.
        Profil de Elodie Brunet
        Publié par:Elodie Brunet
        il y a 2 ans
        J’appuie la ville de Candiac dans sa démarche de construire une école secondaire à Candiac.
          J’appuie la ville de Candiac dans sa démarche pour construire une école secondaire sur la parcelle de terrain entre l’autoroute 30 et le boulevard Jean-Leman.
            J’appuie la ville de Candiac dans sa démarche pour construire une école secondaire sur la parcelle de terrain entre l’autoroute 30 et le boulevard Jean-Leman.
              J'appuie la Ville dans sa démarche.

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