Un écocentre à la portée du citoyen
Dans le cadre de « Mémoires et commentaires écrits »
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Mise en contexte de la problématique :
Les citoyens de Montréal qui veulent se départir de certains articles/objets arrivés à la fin de leur vie utile/désuets comme les résidus domestiques dangereux (peinture, vernis, ampoules fluocompactes, piles et batteries, bonbonnes de propane…), petits électroménagers, appareils ménagers de comptoir, outils de jardinage, outils électriques et équipements électroniques doivent se déplacer pour en disposer dans un point de dépôt sécuritaire notamment les écocentres ou les points de dépôt officiels comme pour les Serpuariens (produits électroniques). Pour ce faire le citoyen doit utiliser un véhicule.
Tous les citoyens ne possèdent pas un véhicule pour effectuer cette action et se voient contraints de placer ces articles/objets en bordure de rue.
Ces derniers sont généralement collectés par le service de la ville et prennent le chemin de l’enfouissement au même titre que les ordures ménagères sauf parfois pour les articles en métal qui peuvent être convoités par les ferrailleurs.
En plus d’occuper de la place dans les bennes à déchets, ces objets occupent également de la place dans les sites d’enfouissement et par conséquent réduisent la durée de vie des sites. Ils deviennent une source de pollution puisque certains articles en l’occurrence le matériel électronique contient des métaux lourds.
Aussi, le marché du reconditionnement des articles électroniques existe et se voit privé de ce gisement potentiel important.
Voici quelques données à l’appui, sur la composition détaillée des matières éliminées d’origine municipale – 2019-2020
o Résidus domestiques dangereux (RDD) et produits de la REP (responsabilité élargie des producteurs) : 26 430 T
o Petits électroménagers, appareils ménagers de comptoir, outils d’extérieur et outils électriques : 34 908 T
Source : Étude de caractérisation à l’élimination 2019-2020 (gouv.qc.ca)
Sur la base de ce qui précède il y a assurément un gain environnement inhérent à notre requête.
S’ajoute à cela le gain économique puisqu’une proportion importante des objets déposés en bordure de rue est sous la responsabilité élargie des producteurs (REP), un principe selon lequel les entreprises qui mettent sur le marché des produits au Québec sont responsables financièrement de leur gestion en fin de vie et par conséquent de leur collette et traitement.
Produits visés par la REP
Voici les catégories de produits visés par la réglementation :
· Appareils ménagers et de climatisation
· Peintures et leurs contenants
Source : Règlement sur la récupération et la valorisation de produits par les entreprises
Objectif de notre requête :
Proposer aux citoyens ne disposant pas de véhicule ou de temps nécessaire pour se déplacer avec leur propre véhicule une alternative accessible et pratique pour se départir de façon sécuritaire des articles/objets destinés aux écocentres fixes ou aux points de dépôt officiels.
Notre proposition/solution :
Mettre en place des écocentres mobiles par quartier à des endroits stratégiques sur le territoire de la ville.
Logistique : Ces écocentres mobiles peuvent être accessibles en tout temps entre avril et octobre ou seulement pendant les périodes de grand achalandage : ménage de printemps, automne, période de déménagement (juin - juillet - août)
Équipement suggéré : roulotte, conteneurs, autres
Main d’œuvre : travailleurs saisonniers, étudiants en emploi d’été, retraités, bénévoles…
ISÉ : Campagne d’information, sensibilisation et éducation publique déployée via l’infolettre de l’arrondissement, écoquartiers, publipostage, affiches dans les lieux publiques….
Nous ne demandons pas de réinventer la roue. Notre ville peut s’inspirer de modèles existants au Québec et ailleurs. Voir détails en pièce jointe.
