Une pointe, un moulin et un couvent à découvrir et à préserver pour la postérité
Dans le cadre de « Mémoires et commentaires écrits - PPMADR »
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Je désire appuyer la démarche du vice-président de la Société pour la sauvegarde du patrimoine de Pointe-Claire, monsieur Normand Lapointe, qui « a déposé un mémoire demandant à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) de désigner le Moulin et le Couvent comme structures patrimoniales dans son nouveau plan d’urbanisme, le PMAD ». Non seulement le moulin et le couvent situés sur la « pointe claire » ne le sont pas dans ce plan d'urbanisme. J'ai été étonnée que ce site, la pointe toute entière n'apparaisse pas sur la carte.
Ayant participé à plusieurs reprises à des assemblées publiques de la Ville de Pointe-Claire, j'ai toujours été étonnée et offusquée que la défense des édifices patrimoniaux ne soit pas au nombre de ses priorités. Et c'est peu que de dire qu'elle « s’est toujours démarquée par son refus de poser des gestes concrets pour protéger notre patrimoine ».
Cette pointe dont Hélène Cantin fait si bien l'éloge dans un commentaire cette semaine, si elle était entretenue et mise à profit, ferait la fierté non seulement de ses résidents actuels, mais saurait émouvoir les descendants des plus anciens et de bien d'autres personnes qui ont à coeur tout ce qui peut relier aux origines de la Colonie, du temps de la Nouvelle-France. Elle serait en effet un attrait touristique pour cette raison, mais aussi pour la beauté de sa vue sur le lac Saint-Louis, très large dans ce secteur de l'ile de Montréal.
De plus, le village de Pointe-Claire est situé à peine à 30 minutes en autobus de la station de métro Lionel-Groulx (autobus 211 et 425); même un accès à partir du métro Côte-Vertu est possible via le terminus du Fairview puis l'autobus 201. Les citoyens de Montréal pourraient bénéficier de ce site s'il était mis en valeur. Le moulin a déjà été un lieu de visites guidées; même un projet de restauration avait été bien accueilli par certains de nos cousins français qui ont envoyé de France deux meules aux dimensions particulièrement requises pour sa charpente et celles-ci reposent dans un hangar du village.
Que dire de plus que ces deux bâtiments sont des trésors à chérir et conserver pour la postérité et qu'il serait honteux de les laisser aller à la dérive.
